• Scop-Ti: les ex-Fralib lancent une campagne de financement participatif

    Scop-Ti: les ex-Fralib lancent une campagne de financement participatif

    http://www.scop-ti.fr/campagne-de-sociofinancement.html

     

    Scop-Ti: les ex-Fralib lancent une campagne de financement participatif

     

     Cela fait trois ans que les ex-Fralib se sont regroupés pour reprendre l'activité de leur ancien employeur Unilever. Leurs thés et infusions se vendent bien mais la trésorerie manque.

    La Société coopérative ouvrière provençale de thés et infusions, Scop-Ti, manque de trésorerie. Pour lutter contre ce problème, les ex-Fralib, ces anciens salariés d'Unilever qui ont repris leur entreprise en 2014, ont lancé, courant juillet, une campagne de financement participatif. Ils ont récolté plus de 110.000 euros, provenant essentiellement de dons d'un millier de particuliers, mais cette somme n'est pas suffisante et leur crowdfunding se poursuit.

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    La société n'est pas encore dans le rouge mais les salariés ne sont toujours pas assurés de leur avenir. Olivier Leberquier, ancien délégué syndical CGT des Fralib reconverti en directeur général délégué de la Scop, explique avoir «lancé cette campagne avant de se retrouver complètement coincé. Plus vite on n'aura plus besoin de ce mode de financement mieux ce sera pour nous», poursuit-il. Surtout que, hormis ce manque de trésorerie - en grande partie dû aux conditions dans lesquelles s'est relancée l'entreprise -, les salariés de Scop-Ti se disent «satisfaits de leurs avancées: on a quadruplé le chiffre d'affaires entre 2015 et 2016 et aujourd'hui on a déjà dépassé celui de l'année dernière», souligne le directeur général. L'exercice 2017 devrait donc être satisfaisant, Olivier Leberquier estime d'ailleurs que le seuil d'équilibre de la Scop est atteignable au deuxième semestre de 2018.

     

    Revoir le packaging et séduire la grande distribution

    La campagne de financement a pour objectif de financer des projets importants pour l'entreprise. «Bien que nos carnets de commandes soient remplis, il y a un risque que nous ne puissions les honorer, faute de fonds: car il faut que nous puissions acheter les matières premières, les emballages... et tout cela ne peut se faire sans trésorerie», explique Olivier Leberquier. En priorité, les salariés aimeraient revoir le packaging de leurs produits: «Contrairement à nos concurrents, on travaille uniquement avec des arômes naturels, et pas d'arômes de synthèse. Seulement, ce n'est pas précisé sur notre packaging. On a donc besoin de faire des modifications pour le faire évoluer et permettre aux clients de bien voir dans le rayon pourquoi notre produit est différent des autres», expliquait Olivier Leberquier sur Europe 1. Scop-Ti souhaite également accélérer ses ventes, notamment en allant faire de l'œil à la grande distribution mais, pour ce faire, il faut passer par des investissements dans les moyens de production afin de satisfaire une demande accrue.

    La Scop ne se contente pas de demander de l'aide à de généreux donateurs. Pour soutenir leur entreprise, les salariés ont accepté de voir leurs salaires diminuer par rapport à ce qu'ils touchaient en tant qu'employés d'Unilever. Ils ont également renoncé, cette année, à leur treizième mois.


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